Tatie Solange 3

Tatie Solange 3
Tatie Solange III

Douloureuse séparation :

Le soleil pointait timidement à l’horizon lorsque toute la famille se trouva réunie dans la cour de la ferme pour des adieux pleins d’émotions. Un long parcours attendait Guillaume, Nicole et leur fils Jérémy, avant d’atteindre Cap-Breton. Là-bas Solange, la sœur jumelle de Guillaume les attendait….
Guillaume et Solange avaient hérité de leurs parents de la demeure familiale ; une spacieuse maison bourgeoise du dix-neuvième siècle, au centre d’un vaste parc. Après son mariage avec Nicole, Guillaume avait désiré créer son restaurant. Mais pour cela, il lui fallait investir une forte somme. Aussi, il avait vendu ses parts d’héritage à sa sœur. Celle-ci, très proche de son jumeau, accueillait toute la famille chaque année au mois d’août pour leurs vacances. Une façon pour Guillaume de se ressourcer en revenant sur les lieux de son enfance.
Serrés l’un contre l’autre, Maurice et Louise assistaient au départ de leurs enfants avec une émotion non feinte, des larmes embuant même les yeux de Louise. Elle savait que cette séparation marquait la fin d’une merveilleuse période. Jamais elle ne retrouverait ces voluptueux instants que lui avait fait connaître Jérémy. Au fil des années, ce dernier redeviendrait son petit-fils aimant. Même, si elle en était certaine, le jeune homme qu’il allait devenir garderait toujours le souvenir des sensuels moments passés avec sa chère mamie.
Côte à côte, Maurice étreignant son épouse par la taille regarda s’éloigner la voiture qui amenait loin d’eux cet adolescent qui avait embelli leur vie pendant un mois. Ce n’est que lorsque les feux arrière de la « 607 Peugeot » disparurent au loin, qu’ils se décidèrent de rentrer à la ferme. Encore émue par ce départ, Louise maintenue par la taille par son mari se laissa presque traîner jusqu’à l’intérieur du bâtiment en pierre de taille. Arrivés à la cuisine, les bols encore sur la table, lui rappelant que toute la famille avait pris leurs derniers petits déjeunés ensemble quelques minutes auparavant, Louise s’abandonna à la détresse qui l’accablait. Se blottissant contre la poitrine de Maurice, les bras lui encerclant le cou, elle ne put retenir ses sanglots.
D’abord surpris par la réaction de son épouse, Maurice tenta maladroitement de la consoler en la pressant contre son torse et lui caressant tendrement le dos.
— Là… Ce n’est rien, murmura-t-il… Tu savais bien qu’il devait partir à la fin du mois…
Incapable de se raisonner, sanglotant sans retenue, le visage baigné de larmes, Louise, demanda dans un gémissement exacerbé :
— Serre-moi fort contre toi !
A deux doigts de partager le chagrin de son épouse, Maurice pressa plus fort le corps secoué par les sanglots dans un geste plein d’affection. Ils restèrent ainsi une bonne dizaine de minutes, serrés l’un contre l’autre, se consolant mutuellement par de simples attouchements et quelques paroles réconfortantes. Comme une chaise se trouvait près d’eux, Maurice s’y installa, forçant Louise à s’asseoir sur ses genoux.
A la pensée qu’elle ne retrouverait plus jamais Jérémy en cachette, qu’elle ne connaîtrait plus ces plaisirs défendus qui la laissaient courbaturée, mais pleine d’une vie nouvelle, Louise sentait sa gorge se contracter douloureusement. Ressentant un besoin de tendresse, elle entoura le cou de son mari de ses bras avant de poser sa tête sur son épaule, telle une enfant affligée.
Maurice tenta, tant bien que mal, de consoler sa compagne, en laissant courir ses mains sur le corps alangui dans ses bras, tentant de lui prouver toute la tendresse qu’il éprouvait. Or du fait de sa position assise sur ses genoux, la robe de chambre que Louise avait revêtue dès le saut du lit se trouvait largement écartée. Et comme Louise, du fait de la chaleur des nuits de juillet, portait une fine chemise de nuit extra courte, ses cuisses charnues se dévoilaient généreusement aux yeux de Maurice. Ce dernier, attiré par la chair nue qui s’offrait à sa vue, y posa une main avec laquelle il entreprit de masser tendrement cette cuisse dévoilée.
Or à sentir sous sa paume la douceur, l’élasticité et la fermeté de la peau, Maurice ressentit peu à peu un certain plaisir à palper la chair satinée. Oubliant son rôle de consolateur qu’il s’était donné vis-à-vis de son épouse éplorée, il se laissa peu à peu envahir par le désir que sa caresse avait fait naître en lui.
Se laissant gagner par une douce euphorie, Maurice continua sa sensuelle caresse le long de la cuisse que lui abandonnait Louise, qui semblait peu à peu se calmer. Insensiblement, sous le désir qu’il sentait monter en lui, il laissa glisser sa main à l’intérieur de la cuisse, là où la chair est si sensuellement malléable. Longuement, éprouvant un suave plaisir à masser cette peau satinée si douce au toucher, il se laissa envahir par une agréable fièvre sexuelle.
Sous les douces caresses apaisantes que lui prodiguait son mari, Louise ne tarda pas à ressentir un certain apaisement la gagner. Se lovant plus affectueusement dans les bras de son compagnon pour la vie, elle s’abandonna complètement au bien-être qui la gagnait, même si la séparation de Jérémy restait vive dans son esprit. Les douces caresses qui effleuraient ses cuisses, non seulement calmaient sa détresse, due à la séparation de son jeune amant, mais provoquait une douce chaleur dans son bas-ventre.
De son côté, Maurice, demeura étonné de percevoir sa virilité palpiter à l’intérieur de son pyjama. Il y avait si longtemps qu’ils ne s’étaient retrouvés ainsi réunis intimement, Louise et lui. Cela remontait au début de leur lune de miel. Ils leurs arrivaient, à l’époque, de s’isoler dans quelques coins de la ferme, loin des regards des parents de Maurice, pour se prouver tout leur amour ; cela finissait invariablement par un accouplement rapide, mais qui les contentait tous les deux. Malheureusement, la vie exigeante de la ferme avait rapidement mis fin à leurs intimités sensuelles.
Se laissant guider par cet incroyable désir retrouvé, Maurice laissa sa main remonter en direction de l’entrecuisse qu’aucun sous-vêtement ne protégeait. Immédiatement, ses doigts frôlèrent l’abondante toison sexuelle dont Louise était pourvue. Cette découverte l’incita à s’aventurer plus loin entre les jambes que son épouse maintenait naturellement écartées. Avec un plaisir retrouvé, se souvenant de ses vingt ans, il entreprit de fourrager parmi les abondantes bouclettes entremêlées. Avec un plaisir singulier, il fourragea délicatement dans l’abondante fourrure, à la recherche des grandes lèvres sexuelles délimitant l’accès à cette chatte, dont il avait oublié les mystères.
Sentant les doigts de son mari fourrager dans sa toison intime, Louise ressentit comme une décharge électrique lui parcourir le bas-ventre ; elle se remémora l’instant où Jérémy avait découvert entre ses cuisses, un sexe féminin pour la première fois. Ce souvenir qui l’avait intensément marqué à l’époque déclencha un brasier au sein de son vagin soudainement en ébullition. Cette chaleur sexuelle se propagea dans tout son corps, depuis son bas-ventre, jusqu’à son visage qu’elle sentit s’enflammer. Prise d’un besoin urgent de tendresse, elle se pelotonna plus étroitement dans les bras de son mari, le visage niché dans son cou :
— Fais-moi l’amour ! haleta-t-elle, le bas du corps parcouru de frissons voluptueux… Comme quand on avait vingt ans, insista-t-elle…
Et comme pour s’assurer que Maurice pourrait assurer son rôle de mari et d’amant, Louise porta sa main droite à l’endroit où elle savait trouver l’objet qui calmerait à son désir. Lorsque ses doigts, à travers le pyjama, se refermèrent sur la longue bosse étonnamment dure, elle sut que son besoin charnel allait se réaliser ; même si l’érection dont était pourvu Maurice l’étonnait quelque peu. En général, Maurice ne se montrait pas si arrogant sexuellement au petit matin.
Bien qu’étant énormément excité, Maurice n’en demeura pas moins fort ébahi par la demande de son épouse. D’habitude, lorsqu’elle voulait faire l’amour, Louise ne perdait pas son temps à le lui demander : elle se jetait sur lui, véritable femelle en chaleur et menait leurs ébats amoureux à sa guise, prenant toutes les initiatives. Aussi, lorsque Louise empoigna son sexe en érection, un sourire illumina son visage : il retrouvait les réactions amoureuses de celle qui partageait sa vie depuis plus de trente ans.
Percevant entre ses doigts, la rigidité du membre viril de son époux, Louise fut rassurée sur les capacités de celui-ci à lui procurer ce plaisir qui effacerait momentanément de son esprit les images émouvantes de Jérémy. Ces visions des instants intimes qu’elle avait partagées avec son petit-fils, en cachette de Maurice. Les doigts fermés sur le membre viril extrêmement gonflé, elle retrouva le langage imagé qu’elle employait lorsque le désir la submergeait : elle haleta :
— Oui, elle est à point !… Viens me la mettre !… Je la veux au fond de ma chatte !…
Avant que Maurice ne réagisse à l’injonction de son épouse, il se retrouva avec le pantalon de pyjama à mi-cuisses, la verge brandie tel un glaive victorieux.
— Putain, il y a longtemps que je ne t’ai vu bander aussi fort un matin, s’exclama Louise, dans ce langage qu’elle avait coutume d’employer lors de ses débordements sexuels.
Maurice, lui-même fort étonné de cette érection matinale, ne trouva rien à répondre, se contentant de constater de visu sa verge brandie fièrement.
Ne pouvant résister plus longtemps à son désir soudain et encouragée par ce qu’elle découvrait, Louise se redressa, abandonnant sa position assise. Faisant face à son mari, elle l’enfourcha, après avoir retroussé sa chemise de nuit sur son ventre nu. Glissant une main impatiente entre ses cuisses frémissantes et moites de désir, elle se saisit de la bite orgueilleuse qu’elle plaça contre sa vulve fortement humidifiée. Alors, dans un gémissement de plaisir, elle se laissa retomber de tout son poids sur le dard érigé, se l’enfonçant brutalement au fond du vagin :
— Oh, putain, que c’est bon, avoua-t-elle, alors que le gland mafflu se frayait un chemin parmi les chairs palpitantes de sa vulve, écartant les faces internes de sa chatte, pour venir se loger au tréfonds de son vagin.
Immédiatement, alors que le bourgeon de chair la pénétrait, Louise songea à l’étonnante queue de Jérémy, qui lorsqu’elle s’enfonçait en elle venait lui frapper le col de l’utérus, lui procurant un choc jouissif inimaginable.
Maintenant son ardente épouse par les hanches, dans lesquelles il avait crocheté ses doigts, Maurice demeurait surpris par le comportement de celle-ci. Alors qu’une demi-heure plus tôt elle sanglotait sur son épaule, affligée par le départ de leur petit-fils, quelques minutes plus tard elle s’empalait avec une espèce de rage sur son sexe. Accrochée des deux bras à son cou, la tête rejetée en arrière, la bouche ouverte sur un gémissement continu, elle agitait sa croupe avec frénésie, faisant coulisser sa chatte en fusion le long de la queue qui la perforait. Jamais, même au temps de leur lune de miel, Louise ne s’était offerte avec autant d’exaltation. Sa verge était massée par un manchon brûlant ; une véritable fournaise l’enveloppait.
Recherchant avec obstination ce plaisir qui la libérerait de sa tristesse, Louise ne put empêcher son esprit de se remémorer les sensuels moments intimes passés avec son petit-fils ; les merveilleuses sensations que lui procuraient Jérémy et son étonnante verge lorsqu’elle lui labourait le vagin. Comme si elle voulait chasser ces souvenirs par trop nostalgiques, Louise se démena de plus belle sur le pal qui lui emplissait la chatte. Elle avait besoin de ressentir ce plaisir qui lorsqu’il se propagerait dans ses organes génitaux, lui ferait oublier cette cruelle séparation. Plus jamais, elle le savait, elle ne revivrait ces incroyables orgasmes que malgré son inexpérience Jérémy lui avait fait connaître.
Le corps en sueur à se démener sur la bite plantée dans son sexe, Louise ne tarda pas à ressentir les prémices du plaisir se diluer dans les moindres recoins de son corps. Des ondes voluptueuses prenant naissance dans les profondeurs de son vagin pistonné se répercutèrent dans son bas-ventre et jusqu’à sa poitrine. Les seins rendus douloureux par le désir qui les gonflait, Louise dans un geste impatient repoussa sa chemise de nuit sur ses épaules, dénudant ses lourdes mamelles aux mamelons bruns boursouflés. Présentant l’un de ses tétons, aussi raide que la bite qui la pourfendait, aux lèvres de son partenaire de mari, elle réussit à murmurer :
— Embrasse-le !
Le mamelon brun plaqué à ses lèvres, Maurice ne put que l’aspirer pour le sucer avec passion.
— Oui, gémit Louise en se cambrant de plaisir… Tête-moi…
Les mains plaquées contre les fesses épanouies de son épouse victime d’une crise de sexualité prononcée, Maurice s’empressa de sucer le mamelon extrêmement gonflé, l’aspirant fortement. Un long gémissement plus prononcé répondit à cette succion. Encouragé par la réaction de sa volcanique épouse, Maurice continua d’aspirer les mamelons, passant de l’un à l’autre, les tétant avec passion.
Les suçotements de ses mamelons dilatés ne tardèrent pas à provoquer de longs frissons voluptueux dans tout le corps de Louise, lui arrachant des geignements langoureux. Les reins cambrés, la poitrine saillante, offerte aux lèvres de son mari, prise dans une houle sensuelle, Louise accéléra sa chevauchée érotique. Derrière ses paupières closes, les scènes sexuelles passées en compagnie de Jérémy défilaient en boucles. Mais, dans chacune des séquences que son esprit lui projetait, la prodigieuse bite de l’adolescent revenait comme un lev motif, véritable star de leurs différentes péripéties sexuelles…
Sous la folle chevauchée que lui infligeait Louise, Raymond sentit vaciller la chaise sur laquelle ils faisaient l’amour. Ne désirant pas que leur ébat se termine par une chute, il empoigna fermement les fesses de sa volcanique épouse, qu’il plaqua contre lui avant de se redresser. Maintenant Louise empalée sur sa verge, il se dirigea lentement en direction de la table de la salle à manger.
Se sentant soulevée alors qu’elle se pistonnait la chatte avec ardeur, Louise s’empressa de s’accrocher au cou de son mari de ses deux bras. Et, dans un réflexe pour se maintenir, elle lui encercla la taille de ses cuisses, s’empalant plus profondément sur la bite enfoncée en elle. Chaque pas que faisait Maurice pour se déplacer projetait son gland plus profondément dans les profondeurs de son vagin, lui procurant des ondes fulgurantes de plaisir à chaque choc.
Arrivé devant la table où se trouvaient encore les reliefs du petit-déjeuner pris en famille une heure plus tôt, Maurice y déposa sa cavalière.
Sentant sous ses fesses la nappe brodée qui recouvrait la table, Louise relâcha alors le cou de son mari et étalon, ainsi que la prise de ses cuisses autour de ses hanches. Repoussant les bols et les assiettes autour d’elle, elle s’allongea en écartant largement ses jambes qu’elle replia, posant ses talons à même le rebord de la table. Offerte, dans une position terriblement obscène, pour qui eut pu la contempler à ce moment, elle s’abandonna alors, laissant son partenaire mener les ébats à sa convenance.
Toujours profondément planté dans le sexe accueillant de sa femme, Maurice demeura immobile, ne pouvant s’empêcher de contempler sa sensuelle épouse s’offrant avec une impudeur complice à son désir. Sa chemise de nuit largement retroussée la dénudait entièrement ; depuis ses seins imposants de par leurs volumes, jusqu’à ses hanches larges et potelées. Son ventre que l’âge avait quelque peu dilaté, frémissait d’un désir impatient. Son pubis, agréablement arrondi, s’ornait d’une importante toison brune, formant comme un triangle parfait dont la pointe se perdait entre les cuisses charnues, recouvrant la longue fente dans laquelle le membre viril de Maurice s’était incrusté.
Comme son mari demeurait immobile, le regard fixé sur sa chatte épanouie qui lui enrobait la verge, Louise lança son bas-ventre en avant, dans une invite fébrile :
— Qu’est-ce que tu attends !… Baise-moi !… Je veux sentir ta bite me labourer la chatte, se plaignit-elle dans son langage imagé.
Or comme tiré de sa léthargie, Maurice reprenait enfin sa sensuelle danse du ventre, faisant coulisser sa queue dans sa chatte en effervescence, Louise ferma les yeux pour se concentrer sur le plaisir qui lui irradiait le bas-ventre. Tout à son euphorie, elle laissa échapper un gémissement :
— Oh, Jérémy….
Tout occupé à pistonner le vagin incandescent, Maurice ne prêta pas attention au nom qui s’échappait des lèvres de son épouse clouée sur le plateau de la table à manger….
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Loin de se douter de ce que le départ de Jérémy avait procuré comme réaction chez Louise sa mère, Nicole, installée à droite de son mari dans la « 607 » contemplait la route qui défilait devant le capot de la voiture. Le cœur débordant d’amour pour son enfant qu’elle n’avait pas vu depuis un mois, elle ne cessait de lui poser des questions sur son long séjour auprès de ses grands-parents. Questions que Jérémy, heureux de retrouver ses parents et de passer le mois d’août avec eux à l’océan, tachait de répondre de son mieux, gardant au fond de lui, les merveilleux moments passés avec sa grand-mère.
C’est ainsi que se prolongea la journée : à voir défiler les panneaux routiers. De temps à autre, à la vue d’un panneau indiquant des travaux ou une bifurcation, Nicole éprouvait un égaiement en se remémorant ce qu’elle avait connu la veille sous la direction perverse de Guillaume. Avec émoi, elle songea qu’il lui aurait été agréable de renouveler l’expérience. Mais la présence de leur fils à l’arrière de la voiture contrecarrait ce souhait.

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Enfin, il était dix-neuf heures lorsque la voiture s’engagea dans la longue allée menant à la vieille demeure familiale où Guillaume avait passé sa jeunesse. Sur le perron, en haut des marches de pierres, Solange, qui les avait vues arriver, les attendait.
La sœur jumelle de Guillaume était une rousse flamboyante, dans la maturité de l’âge. Habitant près de l’océan elle pratiquait assidument la natation, le surf thérapie, le tennis ainsi que l’équitation sur les plages. A trente-cinq ans, grâce à ces différents sports, elle avait gardé un corps aux courbes sensuelles que lui auraient envié bien des femmes plus jeunes qu’elle.
Son visage piqueté de minuscules taches de rousseur lui concédait une apparence juvénile qui attirait la sympathie. De magnifiques yeux verts sous des sourcils fournis de la couleur de sa chevelure illuminaient son visage, à l’image de ces saintes représentées dans les chapelles basques. Son nez fin et légèrement retroussé lui donnait un air espiègle. Sa bouche, aux lèvres pulpeuses, semblait être faite pour les baisers : Maurice aurait dit « une bouche faite pour les pipes ».
Malgré son âge, Solange avait gardé une silhouette svelte. Ses hanches agréablement arrondies étaient mises en évidence par une taille fine, qu’aucune grossesse n’était venue enrober, ainsi que son ventre particulièrement plat. Ne s’étant jamais mariée, Solange avait souhaité « Catherinette », cinq ans auparavant. Jamais personne ne l’avait vu en compagnie d’un homme à « Cap-Breton », et cela restait un mystère pour ses voisins et ses connaissances.
Comme Nicole, Jérémy et Guillaume s’extirpaient de la voiture, quelque peu ankylosés, Solange, un large sourire illuminant son visage, leur ouvrit les bras. Ce fut alors une longue séance d’embrassades, où un œil exercé aurait pu constater que l’étreinte ente le frère et la sœur semblait étonnamment passionnée.
Un peu à l’écart, Jérémy ne pouvait détacher son regard de sa tante Solange. Certes, chaque année il venait finir ses vacances chez elle en compagnie de ses parents, et il l’adorait, comme une grande sœur qui l’écoutait et partageait ses opinions. Mais à cet instant, c’est avec un autre regard qu’il contemplait sa chère Tatie. Par rapport à l’année précédente, il avait muri. Il avait pris conscience des transformations sexuelles qui s’étaient opérées dans son corps. Et sa mamie Louise, chez qui il venait de passer un mois de rêve pour l’adolescent qu’il était, avait patiemment fait son éducation sexuelle. Aussi présentement, ce n’est plus avec les yeux admiratifs du neveu qu’il scrutait la sœur de son père, mais comme un jeune homme attiré par le corps sensuel de sa tante.
Lorsque Solange le prit à son tour dans ses bras pour le serrer contre elle, le contact des seins fermes contre sa poitrine vêtue d’une fine chemise lui procura une telle émotion qu’il sentit une bouffée de chaleur l’envahir.

A suivre…

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